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Le Mythe de la mort

Le Mythe de la mort

Elle n’est pas une source d’angoisse en elle-même mais bien le fait qu’on ne puisse pas l’expérimenter et que c’est un acte unique pour chacun. Dans toutes les civilisations, on a cherché à se familiariser avec elle.

Dans les civilisations archaïques des rites de passage où souvent la douleur était présente (de l’enfance à l’adulte où l’adolescent vivait symboliquement sa future mort)

Dans l’Islam le pèlerinage est une anticipation de la mort. (on quitte sa famille, ses amis) Dans le Christianisme la célébration eucharistique pour la mort et la résurrection du Christ, dans l’Antiquité et dans l’hindouisme les cultes comportaient une partie rituelique où l’initié était mi-face au destin que lui réservaient les dieux.

D’ailleurs, le cabinet de réflexion ne préfigure-t-il pas la mort pour nous permettre une nouvelle vie ? La mort est d’abord la rançon de la complexité de notre organisme. Actuellement sur Terre, il ne serait souhaitable pour personne de ne jamais mourir. Toutes les grandes religions affirment que la vie sur Terre n’est qu’une étape et qu’elle peut se poursuivre dans un monde supérieur.

Pour la science, la quantité totale d’énergie contenue dans l’univers se conserve toujours. Il n’y a donc jamais disparition, mais changement de forme. Le visible et l’invisible sont les deux côtés d’un seul et même monde mais les dimensions de l’invisible dépassent celles du monde physique.

Dès notre première seconde de vie sur Terre, il n’y a entre la mort et nous qu’un battement de cœur ou qu’une respiration nous garantissant le passage dans l’au-delà physique de la mort, comme d’ailleurs chaque mouvement positif de notre esprit nous permet de franchir le seuil de l’au-delà spirituel.

Ce que l’on appelle le ciel (qui n’est pas un lieu mais un état, un niveau de développement, l’intégration de notre vie à la vie universelle) l’enfer (vie inférieure) et le purgatoire (qui n’est pas un lieu où nous entrons mais tout simplement la vie sur Terre, nous purifiant à travers les épreuves auxquelles nous sommes tous soumis) ces trois « étages » correspondent en premier lieu à des situations possibles de notre vie sur Terre.

Blaise Pascal a écrit : « L’homme est le seul animal qui sait qu’il va mourir »

Ainsi l’être humain dont l’esprit et la conscience sont à la mesure de l’homme initié et éveillé au travers de son vécu n’aura pas peur de la mort. Ce qu’il redoute, par contre, c’est la solitude, la dépendance et la souffrance.

Il est bon de se souvenir que les plus anciennes références que l’histoire nous donne sur le mythe de la mort viennent de la Basse et de la Haute l’Egypte qui avaient chacune sa colonne principale pour relier le roi et ses prêtres aux dieux, cordon ombilical spirituel entre le ciel et la terre.

Ce n’est pas un hasard si ces deux colonnes sont présentes dans des Temples. Le mythe de la mort et de la résurrection s’est transmis jusqu’à nous d’abord par Abraham, Moïse et les Hébreux, les Esséniens de Qumram, enfin par les Templiers qui, ayant trouvé sous les temple d’Hérode cette connaissance essénienne a fini, via l’Ecosse, par nous arriver en la forme de l’Initiation sur le continent.

Si tu rencontres un homme qui prétend détenir la vérité, pars en courant car il est dangereux. Souviens-toi que nous ne sommes que des descendants de l’église originelle de Jérusalem, l’une des premières identifiant son rituel à la race humaine.

La religion instille la peur de la mort car elle veut être crainte. C’est une incitation à être prêt à souffrir. C’est toujours la même musique mais avec des paroles différentes. La mort est un passage, une naissance pour un autre lieu.

La mort fait partie de la vie. Dès notre naissance, nous sommes condamnés à mort. Elle désigne la fin de quelque chose de positif. En tant que symbole, c’est l’aspect périssable et destructible de l’existence.

Toutes les initiations traversent une phase de mort avant d’ouvrir l’accès à une vie nouvelle et nous mourrons pour renaître. Au sens ésotérique, elle symbolise le changement profond que subit l’homme par l’effet de l’Initiation.

Le profane doit mourir pour renaître à la vie supérieure. S’il ne meurt pas à son état d’imperfection, il s’interdit tout progrès initiatique. De même en alchimie, le sujet qui donnera la matière de la pierre philosophale, enfermé dans un récipient clos et privé de tout contact extérieur, doit mourir et se putréfier.

Le symbolisme général de la mort apparaît dans le 13e arcane majeur du Tarot, qui n’a pas de nom, comme si son numéro avait un sens suffisant par lui-même ou comme si les auteurs de cette lame avaient craint de la nommer.

Selon les cultures, la mort peut être célébrée dans la joie (en blanc) ou dans les larmes (en noir) Cela dépend également des croyances personnelles car la mort est-elle une fin définitive, sans plus rien après, ou, selon les théories de la métempsycose, espère-t-on une réincarnation de l’âme, de l’esprit ?

Les rites diffèrent également selon les religions (inhumation/incinération). Libératrice des peines et des soucis, elle permet d’accéder au règne de l’esprit. Jésus le révolutionnaire juif aurait pu fuir puisqu’il savait ! Serait-ce alors un suicide ? La religion catholique romaine dite paulinienne est pleine de contradictions car pour ces gens la mort, c’est surtout la peur de l’inconnu.

Il faut savoir abandonner ses métaux et si le monde était moins intéressé, peut-être serait-il plus heureux. Il serait aussi important de s’interroger sur la mort face à notre ego, à notre ambition, à notre besoin de pouvoir et à nos exigences. N’est-ce pas là ce que nous demande d’une certaine démarche initiatique ?

Et si nous n’arrivons pas à les faire mourir en nous, nous ne semons que la mort autour de nous. Et cela est bien plus grave que la mort physique et les mythes et symboles qui l’entourent.

Alors peut-être qu’avant de débattre de grands sujets, nous devrions réfléchir à nos attitudes, nos comportements et nous rappeler notre engagement le plus absolu.

A partir de là, nous ne porterons plus de jugement sur l’autre mais aurons la force d’oser être sincères et de reconnaître nos pulsions pour les faire avorter dans l’œuf et ainsi construire notre Etre.

La Recherche de l’Atlantide


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